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	<title>Confluences</title>
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	<description>Le travail du projet : le blog de Michel Lepesant</description>
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		<title>De la Vérité et du mésusage d&#8217;une majuscule.</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 18:59:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au fil]]></category>
		<category><![CDATA[Dogmatisme]]></category>
		<category><![CDATA[Scepticisme]]></category>

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		<description><![CDATA[A propos d&#8217;une polémique sur le site du Grand Soir, qui se présente comme un &#171;&#160;journal militant d&#8217;informations alternatives&#160;&#187; : http://www.legrandsoir.info/ Plus particulièrement sur le relais très complaisant qu&#8217;ils font au mouvement ReOpen911 et sur leur soutien à ce qu&#8217;ils appellent &#171;&#160;la plus importante campagne pour la Vérité sur le 11/9 jamais lancée &#160;&#187;. Sur le site du Grand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A propos d&#8217;une polémique sur le site du Grand Soir, qui se présente comme un &laquo;&nbsp;journal militant d&#8217;informations alternatives&nbsp;&raquo; : <a href="http://www.legrandsoir.info/">http://www.legrandsoir.info/</a></p>
<p>Plus particulièrement sur le relais très complaisant qu&#8217;ils font au mouvement ReOpen911 et sur leur soutien à ce qu&#8217;ils appellent &laquo;&nbsp;la plus importante campagne pour la Vérité sur le 11/9 jamais lancée &nbsp;&raquo;.</p>
<p><span id="more-302"></span></p>
<ul>
<li><a href="http://confluences.ma-ra.org/wp-content/uploads/2010/09/Verite.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-308" title="Verite" src="http://confluences.ma-ra.org/wp-content/uploads/2010/09/Verite.jpg" alt="" width="181" height="250" /></a>Sur le site du Grand Soir : <a href="http://www.legrandsoir.info/ReOpen911-co-sponsor-de-la-plus-importante-Campagne-pour-la-Verite-sur-le-11-9-jamais-lancee.html" target="_blank">voici l&#8217;article et quelques commentaires</a> que j&#8217;y ai mis sous le pseudo de Decroyant.</li>
<li>Faire un tour aussi sur le site de ReOpen911 : cela vaut le détour pour y voir la multiplication de l&#8217;emploi du terme vérité avec un grand &laquo;&nbsp;V&nbsp;&raquo; : <a href="http://www.reopen911.info/">http://www.reopen911.info/</a> ; une &laquo;&nbsp;vraie&nbsp;&raquo; enquête&nbsp;&raquo;, le Mouvement pour la Vérité, etc.</li>
</ul>
<p>Je n&#8217;interviens que sur l&#8217;emploi de ce terme de vérité, quand il est écrit avec un grand &laquo;&nbsp;V&nbsp;&raquo;. Sujet très chatouilleux puisque le site du grand Soir ne m&#8217;a jamais censuré mais a fait suivre systématiquement mes premiers messages d&#8217;une réponse de leur rédaction <em>itself.</em></p>
<div id="forum-texte-texte">
<blockquote><p>La &laquo;&nbsp;Vérité&nbsp;&raquo; avec un grand &laquo;&nbsp;V&nbsp;&raquo; : c’est le retour des Inquisiteurs ? A la base des révisionnismes de tout poil et de toute variante il y a toujours un mythe <em>scientiste</em> de la &laquo;&nbsp;Vérité&nbsp;&raquo;. Scientisme, croissancisme, développementisme, progressisme, productivisme : mêmes combats ? Tous à rejeter ! Tous à <strong>réfuter</strong> !</p></blockquote>
<blockquote><p>Avant de &laquo;&nbsp;détenir&nbsp;&raquo; la &laquo;&nbsp;Vérité&nbsp;&raquo;, il faut effectivement la &laquo;&nbsp;chercher&nbsp;&raquo;. C’est &laquo;&nbsp;chercher la Vérité avec un grand V&nbsp;&raquo; qui est <strong>déjà</strong> une illusion et une mystification (scientistes). Quant à l’obtenir ou la détenir, faudrait-il, <strong>déjà</strong>, que cette &laquo;&nbsp;Vérité&nbsp;&raquo; existe.</p>
<p>Effectivement, s’ils prétendaient la &laquo;&nbsp;détenir&nbsp;&raquo;, il suffirait de leur demander de nous la &laquo;&nbsp;révéler&nbsp;&raquo;. Ce qu’ils sont/seraient bien incapables de faire puisqu’elle n’existe pas.</p>
<p>Alors, ils prétendent seulement la demander &#8211; et surtout pas la détenir &#8211; et comme ils ne l’obtiendront jamais, ils la demanderont <strong>toujours</strong>, se plaignant <strong>toujours</strong> de ne pas obtenir ce qu’ils demandent ; c’est là le fond du sophisme qui est au coeur de &laquo;&nbsp;re-open&nbsp;&raquo;.</p>
<p>D’un côté, le demandeur-de-Vérité-avec-un-grand-V prend la pose du modeste qui ne détient rien mais qui se contente de demander et comme il n’obtient jamais réponse à sa demande, il ne peut que se sentir/croire légitimer à poursuivre sa recherche de la Vérité.</p>
<p>D’un autre côté, le même demandeur-de-grand-V peut passer à l’étape suivante et instiller le soupçon que si on l’empêche de seulement demander la Vérité, c’est bien la preuve qu’elle existe mais qu’on la lui cache ! Et voilà notre sceptique scientiste tout prêt de céder aux sirènes du &laquo;&nbsp;complot&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Et cela est sans fin, sans limite, sans mesure : croissance du soupçon du demandeur de preuves qui n’existent pas.</p>
<p>Pascal, il y a quelques années avait ainsi parfaitement dénoncer la camaraderie du &laquo;&nbsp;dogmatiste&nbsp;&raquo; et du &laquo;&nbsp;pyrhonnien&nbsp;&raquo; : du sceptique permanent qui n’est en fait qu’un dogmatique qui s’ignore ou qui se ment.</p></blockquote>
<div id="forum-texte-texte">
<blockquote><p>Le scepticisme est une saine attitude. A condition de n’être qu’un &laquo;&nbsp;moment&nbsp;&raquo;. De la même manière, dans une recherche de la vérité (avec un petit &laquo;&nbsp;v&nbsp;&raquo;), il peut y avoir un &laquo;&nbsp;moment dogmatique&nbsp;&raquo; (il faut bien s’appuyer sur quelque chose, sinon il faudra toujours un préalable du préalable&#8230;).</p>
<p>Le problème avec ReOpen, ce n’est pas l’ouverture du <em>Open</em>, c’est la ré-pétition que signifie le <em>Re</em>. Parce que, dans ce cas-là, on peut toujours re-ouvrir et re-re-ouvrir : sans arrêt, sans limite, sans mesure, sans fin.</p>
<p>C’est là que le scepticisme sans limite (celui qui n’est pas un &laquo;&nbsp;moment&nbsp;&raquo;) s’appuie sur un dogmatisme (lui aussi sans limite) : car seul <strong>L</strong>a <strong>V</strong>érité pourrait mettre fin à leur recherche. Et comme <strong>E</strong>lle n’est qu’une illusion&#8230;</p>
<p>Le fond de toutes ces illusions, c’est d’abord un manque de sérieux et de recherche sur ce qu’est la &laquo;&nbsp;rationalité&nbsp;&raquo; : manque de sérieux qui se complaît à croire qu’il n’y a que 2 positions : la rationalité absolue et définitive ou l’irrationalité permanente. Alors que ces 2 positions ne sont que les 2 faces d’une même illusion sur ce que c’est que &laquo;&nbsp;avoir raison&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Pour sortir de ce face-à-face, on peut par exemple s’apercevoir que le véritable tolérant, <strong>celui avec qui on peut discuter</strong>, n’est ni l’intolérant dogmatique qui veut imposer la Vérité, ni l’intolérant relativiste du &laquo;&nbsp;à chacun sa vérité&nbsp;&raquo;. Ils sont intolérants parce qu’ils ne font pas du scepticisme ou du dogmatisme seulement des &laquo;&nbsp;moments&nbsp;&raquo;.</p></blockquote>
<blockquote><p>@emcee</p>
<p>Merci de ce long plaidoyer <em>pro domo</em> 1000 fois lu et re-lu et n’arrivant à ne jamais convaincre que les déjà-convaincus. C’est bien là le propre de tous les intolérants : on ne peut pas discuter avec eux (les uns parce qu’ils veulent vous imposer leur Vérité, les autres parce qu’ils ne veulent pas que vous leur proposiez un point de vue différent).</p>
<p>Je ne crois pas que Blaise Pascal ait jamais été un &laquo;&nbsp;pseudo-philosophe&nbsp;&raquo; : c’est pourtant bien de lui et de sa lecture que je trouve l’explication de ce comportement trop souvent rencontré du sceptique qui n’est qu’un dogmatique déçu.</p>
<p>Pourquoi Re-Open demande et re-demande et re-re-demande, c’est parce qu’il demande la Vérité (avec un grand &laquo;&nbsp;V&nbsp;&raquo;).</p>
<p>Dernier point : nul ne conteste qu’il existe des mensonges, et même des Mensonges. Ce n’est pas pour autant que la Vérité existe. Eh oui, c’est <strong>décevant</strong> mais c’est comme ça, on peut savoir qu’un énoncé est absolument faux mais jamais qu’un énoncé est absolument vrai. Pseudo-argument pseudo-mathématique : savez-vous combien font 1289 x 65358 ? Si je vous propose &laquo;&nbsp;7&#8243; comme réponse, avez-vous besoin de connaître la vraie vérité pour savoir, absolument, que &laquo;&nbsp;7&#8243; est une fausse réponse.</p>
<p>C’est précisément à cause de cette asymétrie entre le &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; et le &laquo;&nbsp;Faux&nbsp;&raquo; que la démarche Re-Open est une démarche &laquo;&nbsp;scientiste&nbsp;&raquo; : parce que le scientiste croit qu’il existe une Vérité absolue. Alors il la cherche et comme il ne la trouve il la demande, et la re-demande et la re-re-demande&#8230;</p>
<p>Sans fin, sans limite, sans arrêt&#8230;</p></blockquote>
<blockquote><p>Merci pour toutes ces informations solides et vérifiées !</p>
<p>Merci pour cette brillante démonstration par le Fait : car ainsi chacun, même sur le site objectif et sans aucun parti pris dugrandsoir, peut constater qu’il n’y a pas de meilleur accès à La Vérité que les plus profondes Certitudes.</p>
<p>Mais comment, diable, faites-vous pour être si bien informés de ces si grands Secrets ??? Chapeau bas, 1000 excuses&#8230;</p></blockquote>
</div>
</div>
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		<item>
		<title>Quelle différence entre Décroissance et Objection de croissance ?</title>
		<link>http://confluences.ma-ra.org/?p=298</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Aug 2010 08:18:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Décroissance]]></category>
		<category><![CDATA[Le fond et la forme]]></category>
		<category><![CDATA[Latouche]]></category>

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		<description><![CDATA[A première vue, il n’y aurait là qu’une querelle de mots qui aurait due être depuis longtemps tranchée entre, d’un côté, l’élégance d’une expression-référence à la résistance des « objecteurs de conscience » et de l’autre un mot malheureux tant par son préfixe – « dé- » aurait une connotation seulement négative – que par sa racine – on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>A première vue, il n’y aurait là qu’une querelle de mots qui aurait due être depuis longtemps tranchée entre, d’un côté, l’élégance d’une expression-référence à la résistance des « objecteurs de conscience » et de l’autre un mot malheureux tant par son préfixe – « dé- » aurait une connotation seulement négative – que par sa racine – on en resterait encore à une définition-révérence par rapport à la « croissance ».</em></p>
<p><span id="more-298"></span></p>
<p>–        Répondons d’abord qu’il y a de très beaux mots – et de très belles pratiques associées – qui commencent par ce préfixe : par exemple, je préfère « débattre » que me « battre ».</p>
<p>–        Et même dans le négatif du « dé- » de décroissance, il y a l’idée que les décroissants savent plus facilement ce qu’il ne faudrait pas faire  que ce qu’il faudrait faire. Et en effet, nous savons quel monde nous ne voulons pas/plus ; pour autant, pour les mondes que nous voulons, les expérimentations et les discussion sont ouvertes…</p>
<p>–        Continuons en répondant à ceux qui jugent que le mot n’est ni « séduisant » ni « attractif » que le but des « décroissants » n’est peut-être ni la séduction ni l’attraction.</p>
<p>–        Quant à lui ajouter un qualificatif « soutenable », « sereine », « conviviale », il n’y a là en fait qu’une astuce qui ne fait que reculer d’un pas la question. Car une fois ces adjectifs validés, il faut bien en venir à se demander à quoi ils se rapportent, bref reposer la question de la décroissance en tant que telle.</p>
<p>–        C’est vers 1970, quand l’empreinte écologique tenait encore sur une seule planète, qu’il aurait peut-être été pertinent de refuser le terme de « décroissance ». Mais aujourd’hui les seuils sont largement dépassés et la question qu’il faut se poser, c’est bien celle de la transition vers une société dans laquelle il redeviendra possible de seulement objecter à la croissance. Si les « décroissants » veulent un retour en arrière, c’est celui-là : retrouver une époque où il redeviendra sensé d’objecter.</p>
<p>–        En attendant, il faut bien poser la question qui fâche : celle de la transition vers une société socialement juste, écologiquement responsable, humainement décente, politiquement démocratique. A condition que cette « transition » soit « volontaire », elle est la « décroissance ».</p>
<p>–        Au niveau mondial, la décroissance signifie très clairement une réduction de l’empreinte écologique totale (l’empreinte carbone incluse).</p>
<p>–        Dans les pays dits « riches », où l’empreinte écologique par personne est supérieure au niveau mondial acceptable, la décroissance signifie pour les plus riches une décroissance de leurs revenus, de leur niveau de vie…</p>
<p>–        Et partout où domine la pauvreté, la décroissance signifie une décroissance des inégalités.<strong> </strong>Rien qu’en « étêtant » les plus hauts revenus, il y a déjà largement de quoi assurer un revenu décent à tous.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>Sur cette question du mot de &laquo;&nbsp;décroissance&nbsp;&raquo;, on peut lire, dans la revue permanente du MAUSS :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?auteur197">Alain Beitone et Marion Navarro</a>, « Décroissance : le poids des mots, le choc des idées (1) », <em>Revue du MAUSS permanente</em>, 8 octobre 2009 [en ligne]. <a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article555">http://www.journaldumauss.net/spip.php?article555</a></li>
<li>La réponse de Patrice Flipo : « Décroissance : le poids des mots, le choc des idées (2) », <em>Revue du MAUSS permanente</em>, 8 octobre 2009 [en ligne]. <a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article557">http://www.journaldumauss.net/spip.php?article557</a></li>
<li>La réponse de Serge Latouche : « La Gauche peut-elle sortir de l’économie ? À propos de « Décroissance : le poids des mots, le choc des idées » (3) », <em>Revue du MAUSS permanente</em>, 8 octobre 2009 [en ligne]. <a href="http://www.journaldumauss.net/spip.php?article558">http://www.journaldumauss.net/spip.php?article558</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Décroissance et altermondialisme</title>
		<link>http://confluences.ma-ra.org/?p=287</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Aug 2010 15:31:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Altermondialisme]]></category>
		<category><![CDATA[Au fil]]></category>
		<category><![CDATA[Décroissance]]></category>
		<category><![CDATA[Illich]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Les deux tiers de l&#8217;humanité peuvent encore éviter de traverser l&#8217;âge industriel s&#8217;ils choisissent dès à présent un mode de production fondé sur un équilibe post-industriel, &#8211; celui-là même auquel les nations vont être acculées par la menace du chaos&#160;&#187;. Ivan Illich, La convivialité, Introduction. Est-il possible en écrivant une telle phrase d&#8217;échapper à l&#8217;ethnocentrisme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>&laquo;&nbsp;Les deux tiers de l&#8217;humanité peuvent encore éviter de traverser l&#8217;âge industriel s&#8217;ils choisissent dès à présent un mode de production fondé sur un équilibe post-industriel, &#8211; celui-là même auquel les nations vont être acculées par la menace du chaos&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: right;">Ivan Illich, <em>La convivialité</em>, Introduction.</p>
</blockquote>
<p>Est-il possible en écrivant une telle phrase d&#8217;échapper à l&#8217;ethnocentrisme ?</p>
<p><span id="more-287"></span></p>
<p>Commençons par remarquer qu&#8217;à première vue cette phrase fournit le lien direct et évident entre décroissance et altermondialisme :</p>
<ul>
<li>la décroissance n&#8217;est pas seulement/d&#8217;abord un projet pour nos sociétés hyper-industrialisées.</li>
<li>elle est aussi un projet de société pour tous les humains qui n&#8217;ont pas la chance/malchance de vivre/survivre dans les mondes mondes que le nôtre.</li>
<li>Celui qui ne serait décroissant qu&#8217;<em>ici et maintenant</em> se couperait ainsi de la dimension globale de son alternative : c&#8217;est dans ce cas que le &laquo;&nbsp;local&nbsp;&raquo; n&#8217;est qu&#8217;un &laquo;&nbsp;bocal&nbsp;&raquo;. Ce qui ne veut pas du tout dire qu&#8217;il ne faut pas commencer <em>ici et maintenant</em>  : sans attendre, relocalisons !</li>
</ul>
<p>Continuons en nous demandant le &laquo;&nbsp;comment&nbsp;&raquo;. Et c&#8217;est là que les difficultés se montrent :</p>
<ol>
<li>Sur la manière d&#8217;abord : pour les deux tiers de l&#8217;humanité, ce serait par &laquo;&nbsp;choix&nbsp;&raquo; ; pour le reste, nous, le tiers-restant, ce serait par nécessité : &laquo;&nbsp;acculés par la menace du chaos&nbsp;&raquo;.</li>
<li>Sur le <em>telos</em> de ce comment : imaginons, rêvons, les deux-tiers a choisi la décroissance conviviale et nous, nous avons subi la décroissance contrainte. Pour quel résultat ? Pour nous retrouver ensemble, au même stade d&#8217;a-croissance.</li>
</ol>
<p>1. En quoi la &laquo;&nbsp;menace du chaos&nbsp;&raquo; peut-elle nous amener à décroître ? En fait, si l&#8217;on ne veut pas identifier &laquo;&nbsp;décroissance&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;chaos&nbsp;&raquo; (&laquo;&nbsp;récession&nbsp;&raquo; en est une variante) alors ce n&#8217;est qu&#8217;en tant que &laquo;&nbsp;menace&nbsp;&raquo; que le chaos fera son travail pédagogique ; plus clairement : si le &laquo;&nbsp;chaos&nbsp;&raquo; est là en tant que &laquo;&nbsp;réalité et pas en tant que &laquo;&nbsp;menace&nbsp;&raquo;, c&#8217;est qu&#8217;il est trop tard. Quand sera le chaos, la catastrophe, il sera trop tard bien sûr pour l&#8217;anticiper mais même pour espérer conserver quoi que ce soit de &laquo;&nbsp;notre&nbsp;&raquo; monde.</p>
<p>Première difficulté donc : la &laquo;&nbsp;pédagogie de la menace&nbsp;&raquo;.</p>
<ul>
<li>non seulement à cause d&#8217;une problématique interne &#8211; celle de la prohétie du malheur : si l&#8217;appel à la catastrophe fait son effet et évite la catastrophe, comment ne pas penser que si la catastrophe était évitable alors il ne servait à rien d&#8217;en faire une telle anticipation.</li>
<li>mais surtout parce que cette pédagogie suppose une &laquo;&nbsp;prise&nbsp;&raquo; de conscience préalable ; comme si le savoir -fût-il &laquo;&nbsp;de soi&nbsp;&raquo; &#8211; pouvait précéder le &laquo;&nbsp;faire&nbsp;&raquo; !</li>
</ul>
<p>Seconde difficulté : la conception sous-jacente de l&#8217;histoire.</p>
<ul>
<li>En quoi le spectacle de notre chaos peut-il avoir un effet sur ceux qui ne sont pas en train de vivre le chaos ? Pire : en quoi le spectacle de la menace du chaos peut-il avoir avoir un effet sur ceux qui ne sont pas en train de vivre la menace du chaos ? Pire encore : et si le monde du spectacle de la menace du chaos est le spectacle d&#8217;un monde désirable ?</li>
<li>Par deux chemins différents, la décroissance subie et l&#8217;objection de croissance choisie, l&#8217;humanité doit-elle se retrouver dans un même monde d&#8217;a-croissance ?</li>
<li>Mais aujourd&#8217;hui, qui envisage un tel monde d&#8217;a-croissance ? Ceux qui se définissent/croient plus lucides que les autres &#8211; ils ont pris conscience de la menace du chaos généralisé &#8211; et qui ne sont que des habitants du monde hyper-industrialisé ; bref : nous.</li>
<li>Autrement dit, c&#8217;est encore nous qui proposons le &laquo;&nbsp;but de l&#8217;histoire&nbsp;&raquo;.</li>
<li>Mais si nous ne proposons aucun &laquo;&nbsp;but&nbsp;&raquo; de l&#8217;hsitoire, c&#8217;est alors que nous sommes devenus insensibles aux autres humains en même temps que de l&#8217;histoire.</li>
<li>Si nous ne proposons aucun sens de l&#8217;histoire, nosu sommes insensibles; et si nous en proposons, nous répétons note impérialisme.</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Les Re- de la Dé-croissance</title>
		<link>http://confluences.ma-ra.org/?p=273</link>
		<comments>http://confluences.ma-ra.org/?p=273#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 31 Jul 2010 14:26:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Approfondir]]></category>
		<category><![CDATA[Utopistes]]></category>
		<category><![CDATA[Latouche]]></category>

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		<description><![CDATA[Serge Latouche dans plusieurs de ses écrits propose une liste d&#8217;axes pour s&#8217;engager concrètement dans l&#8217;alternative et la rupture avec la société de croissance. Il s&#8217;agit juste de faire un inventaire de ses propositions d&#8217;abord pour en faire émerger la cohérence ; ensuite, au travers des quelques variations constatables, pour en faire ressortir le dynamisme. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Serge Latouche dans plusieurs de ses écrits propose une liste d&#8217;axes pour s&#8217;engager concrètement dans l&#8217;alternative et la rupture avec la société de croissance.</p>
<p>Il s&#8217;agit juste de faire un inventaire de ses propositions d&#8217;abord pour en faire émerger la cohérence ; ensuite, au travers des quelques variations constatables, pour en faire ressortir le dynamisme.</p>
<p>On peut ainsi faire une première liste, de 6 à 8 objectifs interdépendants :</p>
<p><span id="more-273"></span></p>
<table style="height: 582px;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="615">
<tbody>
<tr style="text-align: center;">
<td style="text-align: center;" width="157"><a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2003/11/LATOUCHE/10651">Automne 2003 –   Monde Diplomatique</a></td>
<td style="text-align: center;" width="157"><a href="http://www.entropia-la-revue.org/spip.php?article6">Automne 2006 –   Entropia n°1</a></td>
<td width="157">Automne   2009 – <a href="http://www.journaldumauss.net/">Revue du M.A.U.S.S.</a> n°34</td>
</tr>
<tr>
<td width="157">Pour une société de décroissance</td>
<td width="157">La décroissance : un projet politique</td>
<td width="157">La décroissance comme projet politique de gauche</td>
</tr>
<tr>
<td width="157">réévaluer</td>
<td width="157">réévaluer</td>
<td width="157">réévaluer</td>
</tr>
<tr>
<td width="157"></td>
<td width="157">reconceptualiser</td>
<td width="157">reconceptualiser</td>
</tr>
<tr>
<td width="157">restructurer</td>
<td width="157">restructurer</td>
<td width="157">restructurer</td>
</tr>
<tr>
<td width="157">redistribuer</td>
<td width="157">redistribuer</td>
<td width="157">redistribuer</td>
</tr>
<tr>
<td width="157"></td>
<td width="157">relocaliser</td>
<td width="157">relocaliser</td>
</tr>
<tr>
<td width="157">réduire</td>
<td width="157">réduire</td>
<td width="157">réduire</td>
</tr>
<tr>
<td width="157">réutiliser</td>
<td width="157">réutiliser</td>
<td width="157">réutiliser</td>
</tr>
<tr>
<td width="157">recycler</td>
<td width="157">recycler</td>
<td width="157">recycler</td>
</tr>
<tr>
<td width="157" valign="top">On peut,   s’inspirant de la charte « consommations et styles de vie »   proposée au Forum des organisations non gouvernementales (ONG) de Rio lors de   la conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement de   1992, synthétiser tout cela dans un programme en six « r » :   réévaluer, restructurer, redistribuer, réduire, réutiliser, recycler. Ces six   objectifs interdépendants enclenchent un cercle vertueux de décroissance   sereine, conviviale et soutenable. On pourrait même allonger la liste des   « r » avec : rééduquer, reconvertir, redéfinir, remodeler, repenser,   etc., et bien sûr relocaliser, mais tous ces « r » sont plus ou   moins inclus dans les six premiers.</td>
<td width="157" valign="top">Redistribuer, Relocaliser, Réduire, Réutiliser, Recycler.   Ces huit objectifs interdépendants sont suscep­tibles d’enclencher un cercle   vertueux de décroissance sereine, convi­viale et soutenable. Certains ne   manqueront pas de voir dans ce recours systématique au préfixe « re »,   la marque d’une pensée réac­tionnaire ou de la volonté romantique ou   nostalgique à un retour au passé. Disons simplement que, mise à part une   légère coquetterie d’au­teur dans cette façon de présenter les étapes sous le   signe de la lettre « R », les actions en cause participent tout   autant de la révolution que du retour en arrière, de l’innovation que de la   répétition.</td>
<td width="157" valign="top">La décroissance   est aussi, bien évidemment, une <em>critique   radi­cale du libéralisme, </em>celui-ci entendu comme l’ensemble des valeurs   qui sous-tend la société de consommation. Dans le projet politi­que de   l’utopie concrète de la décroissance en huit <em>R </em>(Réévaluer. Reconceptualiser, Restructurer. Relocaliser.   Redistribuer. Réduire. Réutiliser. Recycler), trois d’entre eux, Réévaluer.   Restructurer et Redistribuer, actualisent tout particulièrement cette   critique. Réévaluer, cela signifie revoir les valeurs auxquelles nous   croyons. sur lesquelles nous organisons notre vie et changer celles qui doi­vent   l’être.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Mais dans les 2 derniers articles, Serge Latouche rajoute un « programme électoral de transition » en 9 ou 10 « R ».</p>
<table style="height: 567px;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="616">
<tbody>
<tr style="text-align: center;">
<td width="218"><a href="http://www.entropia-la-revue.org/spip.php?article6">Automne 2006 –   Entropia n°1</a></td>
<td width="218">Automne   2009 – <a href="http://www.journaldumauss.net/">Revue du M.A.U.S.S.</a> n°34</td>
</tr>
<tr style="text-align: center;">
<td width="218">La décroissance : un projet politique</td>
<td width="218">La décroissance comme projet politique de gauche</td>
</tr>
<tr>
<td width="218" valign="top">Des mesures très simples et presque anodines en apparence   sont sus­ceptibles d’enclencher les cercles vertueux de la décroissance. On   peut penser la transition par un programme électoral qui tient en quelques   points consistant à tirer les conséquences « de bon sens » du diagnostic effectué :</td>
<td width="218" valign="top">Notre programme «électoral» de transition en 10 points se   propose daller vers cet objectif. Ces 10 R du programme réformiste   sont :</td>
</tr>
<tr>
<td width="218">1)   Retrouver une empreinte écologique <em>égale ou inférieure à une pla­nète,   c’est-à-dire une production matérielle équivalente à celle des années   1960-1970.</em></td>
<td width="218">1)   Retrouver une empreinte écologique <em>soutenable</em>.</td>
</tr>
<tr>
<td width="218">2) <em>Internaliser les   coûts de transport</em> par des écotaxes appropriées.</td>
<td width="218">2)   <em>Réduire le transport en internalisant les coûts</em> par des écotaxes   appropriées.</td>
</tr>
<tr>
<td width="218">3)   Relocaliser les activités.</td>
<td width="218">3)   Relocaliser les activités.</td>
</tr>
<tr>
<td width="218">4)   Restaurer l’agriculture paysanne.</td>
<td width="218">4)   Restaurer l’agriculture paysanne.</td>
</tr>
<tr>
<td width="218"><em>5)</em> <em>Transformer</em> les gains de productivité en réduction du temps de travail et en   créations d’emplois, <em>tant qu’il y a du chômage.</em></td>
<td width="218">5)   <em>Réaffecter</em> les gains de productivité en réduction du temps de travail   et en création d’emploi.</td>
</tr>
<tr>
<td width="218">6)   <em>Impulser</em> la « production » de biens relationnels.</td>
<td width="218">6)   <em>Relancer</em> la « production » de biens relationnels.</td>
</tr>
<tr>
<td width="218">7)   Réduire le gaspillage d’énergie d’un facteur 4.</td>
<td width="218">7)   Réduire le gaspillage d’énergie d’un facteur 4.</td>
</tr>
<tr>
<td width="218"> <img src='http://confluences.ma-ra.org/wp-includes/images/smilies/icon_cool.gif' alt='8)' class='wp-smiley' />   <em>Pénaliser</em> fortement les dépenses de publicité.</td>
<td width="218"> <img src='http://confluences.ma-ra.org/wp-includes/images/smilies/icon_cool.gif' alt='8)' class='wp-smiley' />   <em>Restreindre</em> fortement l’espace publicitaire.</td>
</tr>
<tr>
<td width="218">9)   <em>Décréter un moratoire sur l’innovation technologique, établir un bilan   sérieux et</em> réorienter la recherche scientifique et technique <em>en   fonction des aspirations nouvelles.</em></td>
<td width="218">9)   Réorienter la recherche technoscientifique.</td>
</tr>
<tr>
<td width="218"></td>
<td width="218"><em>10)   Se réapproprier l’argent.</em></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Ce qui est intéressant dans la mise en perspective des trois articles de Latouche, c’est la progression visible déjà rien qu’en lisant les titres :</p>
<ul>
<li>Pour une société de décroissance (Diplo)</li>
<li>La décroissance : un projet politique (Entropia)</li>
<li>La décroissance comme projet politique de gauche (M.A.U.S.S.)</li>
</ul>
<p>Lisons un passage écrit en 2006, dans le premier numéro d’<em>Entropia</em> :</p>
<p style="padding-left: 30px;">&laquo;&nbsp;Même si les gouvernements de « gauche » font des politiques de droite et, faute d’oser la « décolonisation de l’imaginaire », se condam­nent au social-libéralisme, les objecteurs de croissance, partisans de la construction d’une société de décroissance conviviale, sereine et soute­nable, savent faire la différence (si faible soit-elle) entre Jospin et Chirac, Schroeder et Merkel, Prodi et Berlusconi, et même entre Blair et Thatcher&#8230; Lorsqu’ils vont voter (ce que nous leur conseillons de faire), ils savent que, même si aucun programme de gouvernement ne prend en compte la nécessaire réduction de notre empreinte écolo­gique, <strong>c’est tout de même du côté des valeurs de partage, de solidarité, d’égalité et de fraternité, plus que vers celle de la liberté d’entreprendre (et d’exploiter) qu’il faut s’orienter</strong>. Ces valeurs ne peuvent se fonder sur le massacre des autres espèces et le saccage de la nature, et il convient d’en étendre le bénéfice aux générations futures. C’est pour­quoi notre combat se situe résolument contre la mondialisation et le libéralisme économique.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et faute de lire tout l’article publié ce mois dans la revue du M.A.U.S.S., regardons juste le plan de l’article :</p>
<p style="padding-left: 30px;">« Que la décroissance soit un projet politique de gauche constitue pour moi à la fois une évidence et un paradoxe.</p>
<h4 style="padding-left: 30px;"><em>Une évidence.</em></h4>
<p style="padding-left: 30px;">La décroissance constitue un projet politique de gauche parce qu’elle se fonde sur une critique radicale de la société de consommation, du libéralisme et renoue avec l’inspiration originelle du socialisme.</p>
<p style="padding-left: 30px;">1)       <em>Critique radicale de la société de consommation</em>, de développement ou du développementisme, elle est une critique <em>ipso facto</em> du capitalisme.</p>
<p style="padding-left: 30px;">«La décroissance ne peut être qu’une décroissance de l’accumulation, du capitalisme, de l’exploitation, de la prédation.</p>
<p style="padding-left: 30px;">2)       La décroissance est aussi, bien évidemment, une <em>critique radicale du libéralisme</em>, celui-ci entendu, bien évidemment, comme une critique radicale de l’ensemble des valeurs qui sous-tend la société de consommation.</p>
<p style="padding-left: 30px;">3)       La décroissance, enfin, est <em>un projet ancré à gauche</em> parce qu’elle renoue avec l’inspiration première du socialisme, celui qu’on a qualifié non sans ambiguïté d’utopique.</p>
<h4 style="padding-left: 30px;"><em> Un paradoxe</em></h4>
<p style="padding-left: 30px;">Sans parler d’une problématique décroissance de droite, repré­sentée en France par Alain de Benoist, situer la décroissance à gau­che représente un défi. Attaquer le productivisme, prôner une société de sobriété, considérer la crise comme une opportunité, paraissent des provocations susceptibles de « désespérer Billancourt », même si celui-ci n’existe plus&#8230; Les réactions face à la crise sont un bon révélateur du dilemme qui s’ouvre à nous : relancer la machine à détruire la planète ou inventer une autre société.</p>
<p>Voir aussi : <em>Vivre avec 600 euros par mois</em> dans <a href="http://www.politis.fr/Vivre-avec-600-euros-par-mois,7891.html">Politis, jeudi 3 septembre 2009</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Pour les réseaux, quelle utopie ?</title>
		<link>http://confluences.ma-ra.org/?p=255</link>
		<comments>http://confluences.ma-ra.org/?p=255#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Jul 2010 12:29:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Décroissance]]></category>
		<category><![CDATA[Le fond et la forme]]></category>
		<category><![CDATA[Utopistes]]></category>
		<category><![CDATA[Relocaliser]]></category>
		<category><![CDATA[Réseau]]></category>
		<category><![CDATA[Transition]]></category>
		<category><![CDATA[Utopie]]></category>

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		<description><![CDATA[A quelles conditions les alternatives concrètes et les initiatives de contre-pouvoir peuvent-elles atteindre une &#171;&#160;masse critique&#160;&#187; ? L&#8217;un de ces conditions est la mise en réseau de ces alternatives concrètes que j&#8217;appelle des &#171;&#160;utopistes&#160;&#187;. Il faut d&#8217;abord comprendre qu&#8217;il n&#8217;y a besoin de réseau que s&#8217;il y a &#8211; au préalable &#8211; des initiatives à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.monde-diplomatique.fr/mav/112/"><img class="size-full wp-image-265  alignright" title="Manières de voir - 112 / Août - septembre 2010" src="http://confluences.ma-ra.org/wp-content/uploads/2010/07/manieres-voir.png" alt="" width="159" height="200" /></a></p>
<p>A quelles conditions les alternatives concrètes et les initiatives de contre-pouvoir peuvent-elles atteindre une &laquo;&nbsp;masse critique&nbsp;&raquo; ?</p>
<p>L&#8217;un de ces conditions est la <strong>mise en réseau</strong> de ces alternatives concrètes que j&#8217;appelle des &laquo;&nbsp;utopistes&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Il faut d&#8217;abord comprendre qu&#8217;il n&#8217;y a besoin de réseau que s&#8217;il y a &#8211; au préalable &#8211; des initiatives à relier ; ces initiatives sont des &laquo;&nbsp;relocalisations&nbsp;&raquo; : habiter, manger, se déplacer, travailler, échanger, apprendre, etc.</p>
<p><span id="more-255"></span>Ce que le réseau relie, ce sont donc des alternatives concrètes relocalisés. Le réseau est ainsi associé à une re-territorialisation des activités.</p>
<p><strong>Mais cette mise en réseau peut-il tenir lieu de stratégie politique ?</strong></p>
<ul>
<li>Les alternatives concrètes peuvent-elles faire &laquo;&nbsp;abstraction&nbsp;&raquo; du contexte national et international dans lequel elles ne peuvent pas ne pas s&#8217;inscrire ?</li>
<li>Chacun peut-il confectionner sa propre utopie sans avoir à s&#8217;occuper des utopies voisines ?</li>
<li><em>Quid</em> d&#8217;un intérêt général et comment ne pas le faire passer après les intérêts relocalisés ?</li>
<li>Surtout, la défense d&#8217;une certaine justice ne peut pas faire l&#8217;impasse sur la nécessité de péréquations : ce qui suppose un dépassement &#8211; sinon une hiérarchie au moins un emboîtement &#8211; d&#8217;entités capables non seulement de collecter, mais aussi de redistribuer et enfin d&#8217;avoir les moyens politiques réels d&#8217;appliquer un tel intérêt général&#8230; : ces entités s&#8217;appellent des &laquo;&nbsp;collectivités&nbsp;&raquo;&#8230;</li>
</ul>
<p>Seconde série d&#8217;interrogations :</p>
<ul>
<li>Si l&#8217;on suit Pierre Musso (dans le <em>Manières de voir</em> n°112, août-septembre 2010), il faut distinguer entre deux conceptions politico-théoriques de l&#8217;utopie . Une utopie &laquo;&nbsp;sociale et politique&nbsp;&raquo;, qui donne le primat à la politique, à la conflictualité et qui aboutit <em>peu ou prou</em> à une forme de communisme ; une utopie &laquo;&nbsp;technoscientifique&nbsp;&raquo; qui donne le primat à la technique, à l&#8217;association et à la &laquo;&nbsp;communion&nbsp;&raquo;.</li>
<li>On voit bien comment il y a &#8211; <em>a minima</em> &#8211; un risque que la mise en réseau relève de l&#8217;utopie technoscientifique : manière malheureusement de n&#8217;être qu&#8217;une variante de la dépolitisation de la société.</li>
<li>En effet, le &laquo;&nbsp;temps du réseau&nbsp;&raquo; et des &laquo;&nbsp;relocalisations&nbsp;&raquo; n&#8217;est-il pas d&#8217;abord celui qui rendu possible par une technique de communication : internet ?</li>
</ul>
<p>La question politique ne devient pas pour autant un choix radical mais un chantier :</p>
<p><strong>Comment construire des réseaux pas seulement relocalisés mais aussi repolitisés ?</strong></p>
<p>Eléments de discussion :</p>
<ul>
<li>Le réseau n&#8217;opère-t-il pas le transfert du pouvoir du centre vers la périphérie ?</li>
<li>Définition du réseau chez Gilbert Simondon (<em>Du mode d&#8217;existence de l&#8217;objet technique</em>, p.100) : « La caractéristique de base du réseau est la présence virtuelle de toutes les possibilités de l’organisme central en chacun des terminaux ». Y a-t-il même encore un centre ?</li>
<li>N&#8217;y a-t-il pas dans internet plus de potentiel de liberté que prévue ? &laquo;&nbsp;En transférant à la périphérie le pouvoir sur le réseau, les concepteurs d&#8217;Internet jouaient la société contre l&#8217;Etat.  Il fallut tout l&#8217;acharnement des multinationales des médias et du logiciel propriétaire&#8230; pour qu&#8217;on se rende compte qu&#8217;[ils] avaient également joué la société contre le capitalisme informationnel&nbsp;&raquo; (Philippe Aigrain,<em> <a title="La version électronique du livre Cause commune : l’information entre bien commun et propriété est mise à disposition sous un contrat Creative Commons" href="http://grit-transversales.org/IMG/pdf/Causecommune-CC-By-NC-ND.pdf" target="_blank">Cause commune</a></em>, p.40)</li>
<li>Si priorité dans un réseau est donnée à la résilience sur l&#8217;efficacité, n&#8217;est-ce pas là façon d&#8217;affronter le risque de la technicisation de la politique ?</li>
<li>Bref, le réseau peut-il être cet &laquo;&nbsp;outil convivial&nbsp;&raquo; qu&#8217;Ivan Illich appose à l&#8217;outil industriel ?</li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Garder l&#8217;équilibre</title>
		<link>http://confluences.ma-ra.org/?p=235</link>
		<comments>http://confluences.ma-ra.org/?p=235#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 14:40:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au fil]]></category>
		<category><![CDATA[Décroissance]]></category>
		<category><![CDATA[3 pieds]]></category>

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		<description><![CDATA[Le nombre &#171;&#160;3&#8243; ne devrait nous faire croire que toute trilogie revient à une autre trilogie. En particulier, certaines lectures trop rapides des &#171;&#160;3 pieds&#160;&#187; les réduisent à une étagère à 3 niveaux : je crois qu&#8217;il ne faut pas confondre ce que j&#8217;appelle les &#171;&#160;3 pieds&#160;&#187; avec ce que Paul Ariès appelle les &#171;&#160;3 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le nombre &laquo;&nbsp;3&#8243; ne devrait nous faire croire que toute trilogie revient à une autre trilogie. En particulier, certaines lectures trop rapides des &laquo;&nbsp;3 pieds&nbsp;&raquo; les réduisent à une étagère à 3 niveaux :</p>
<ul>
<li>je crois qu&#8217;il ne faut pas confondre ce que j&#8217;appelle les &laquo;&nbsp;<strong>3 pieds</strong>&nbsp;&raquo; avec ce que Paul Ariès appelle <a title="Paul Ariès à Romans" href="http://confluences.ma-ra.org/?p=7" target="_self">les &laquo;&nbsp;3 pistes&nbsp;&raquo;</a> ou les 3 &laquo;&nbsp;<a href="http://www.objecteursdecroissance.be/articles/Aries-Paul_Comhaire-Gregoire_Entretien_LaLibre-juin2010.pdf" target="_blank">démarches</a>&laquo;&nbsp;.</li>
<li>Pour moi les 3 pieds sont : le projet, les alternatives concrètes et la visibilité politique. J&#8217;essaie de ne <strong>jamais les ranger dans le même ordre</strong> : il n&#8217;y a donc pas pour moi de 1er pied, de deuxième pied, etc. Il y a trois pieds pour faire des petits pas.</li>
<li>Pour Paul Ariès, il faut distinguer <strong>3 pistes</strong> : individuelle (celle de la simplicité volontaire), collective (celle des amaps, des SELs&#8230;) politique (celle du RI, de la gratuité, etc.). Alors là, oui, ces 3 pistes peuvent être classées par &laquo;&nbsp;niveau&nbsp;&raquo; : la &laquo;&nbsp;première piste&nbsp;&raquo; est celle de l&#8217;individuel, etc.</li>
</ul>
<p><span id="more-235"></span></p>
<p>Et alors ?</p>
<ol>
<li>On peut faire comme le PPLD récemment : on secoue le tout et on obtient un mélange. Ils défendent maintenant les &laquo;&nbsp;4 piliers de la décroissance&nbsp;&raquo; : la simplicité volontaire, les alternatives concrètes (ils reprennent même mon expression d&#8217;uto-pistes), la visibilité politique et le projet. c&#8217;est du gloubi-boulga (parce qu&#8217;ils n&#8217;utilisent que des résultats sans avoir fait le chemin des besoins de telles distinctions).</li>
<li>Qu&#8217;est-ce qui se passe si on veut à tout prix confondre les &laquo;&nbsp;3 piliers&nbsp;&raquo; et les &laquo;&nbsp;3 pistes/niveaux&nbsp;&raquo; : on va confondre alors les alternatives concrètes et la simplicité volontaire ; où on va les distinguer mais alors on va éjecter la visibilité (comme celle-ci a à voir avec le Pouvoir, on adopte une position caricaturalement libertaire : variante libertaire du libéralisme indivdualiste) ou alors on va éjecter le projet (comme celui-ci a à voir avec le Savoir, on adopte une position caricaturalement anti-intello &#8211; voir ce que j&#8217;appelle <a href="http://confluences.ma-ra.org/?p=140" target="_self">le &laquo;&nbsp;biais de la mouvance alter&nbsp;&raquo;</a> .</li>
</ol>
<p>Mes propositions/compréhensions :</p>
<ul>
<li>il ne faut pas confondre les &laquo;&nbsp;3 pieds&nbsp;&raquo; et les &laquo;&nbsp;3 pistes/niveaux&nbsp;&raquo;</li>
<li>La distinction des 3 pieds provient d&#8217;une réflexion/<strong>héritage</strong> de ce qu&#8217;a été le socialisme : pour caricaturer
<ul>
<li><em>pour le socialisme marxiste</em> (scientifique = scientiste) : le savoir préalable du projet légitime un travail de conscientisation du prolétariat : on va du projet à la visibilité et les seules actions sont des ré-actions : des grèves, des luttes, des manifestations, des pétitions : on est dans le &laquo;&nbsp;contre&nbsp;&raquo; parce qu&#8217;on s&#8217;adosse au dogmatisme de l&#8217;avant-garde éclairée. Les &laquo;&nbsp;alternatives concrètes&nbsp;&raquo; sont méprisées comme des &laquo;&nbsp;utopies&nbsp;&raquo;.</li>
<li><em>pour le socialisme associatif/coopératif</em> : les alternatives concrètes éclairent ou sont éclairées (il y a chez eux des &laquo;&nbsp;ascendants&nbsp;&raquo; et des &laquo;&nbsp;descendants&nbsp;&raquo;) par le projet : est oublié/méprisé cette fois-ci le pied de la visibilité.</li>
</ul>
</li>
<li>Il nous faut hériter de ces 2 socialismes et ne sacrifier aucun des 3 pieds : savoir en hériter, savoir les déconstruire, savoir les décaler.: c&#8217;est en partie l&#8217;ambition des rencontres de Marlhes 2010.</li>
<li>Les 3 pistes/niveaux de Paul Ariès sont pour moi des &laquo;&nbsp;entrées&nbsp;&raquo; dans le/la politique portée par la décroissance ; je ne les rejette pas ; au contraire même puisque je défends l&#8217;idée que la meilleure entrée est celle du milieu, celle des &laquo;&nbsp;collectifs&nbsp;&raquo;
<ul>
<li>je crains comme la peste les &laquo;&nbsp;communautés terribles&nbsp;&raquo; et les adeptes de la prise préalable du pouvoir de soi : je crois que l&#8217;entrée par la &laquo;&nbsp;simplicité volontaire&nbsp;&raquo;, si elle repose sur une &laquo;&nbsp;éthique de la conviction&nbsp;&raquo; court toujours le risque d&#8217;oublier &laquo;&nbsp;l&#8217;éthique de la responsabilité&nbsp;&raquo; (vis-à-vis des autres comme vis-à-vis de la nature) : bref, je crains qu&#8217;elle soit toujours tentée par l&#8217;a-politisme (on adopte alors une posture/imposture de radicalité=intransigeance au lieu d&#8217;une radicalité=cohérence) : et en avant les picnics et les bals impopulaires, les ballades et les apéros-décroissance ou les replis baba-cools de l&#8217;entre-soi&#8230;</li>
<li>je crains comme la peste aussi le goût du pouvoir (le &laquo;&nbsp;goût de la brigue&nbsp;&raquo; dit Jacques Rancière) et c&#8217;est pourquoi je ne crois pas qu&#8217;il faille entrer en  décroissance par la piste &laquo;&nbsp;politique&nbsp;&raquo;</li>
<li>en entrant par la piste &laquo;&nbsp;collective&nbsp;&raquo;, on rencontre des &laquo;&nbsp;gens&nbsp;&raquo;, etc. A chacun ensuite d&#8217;approfondir son engagement sur la voie du plaisir de savoir-vivre (Epicure) ou de prendre son élan dans l&#8217;espace public (Hannah Arendt) de la politique.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p>Tout ce que j&#8217;écris est caricatural (une trame : ne pas en faire un drame) : en attendant de réécrire les &laquo;&nbsp;3 pieds&nbsp;&raquo;, ou au moins en faire un &laquo;&nbsp;abrégé&nbsp;&raquo; de 20-25 pages ?</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Consensus de processus et consensus de bon sens</title>
		<link>http://confluences.ma-ra.org/?p=225</link>
		<comments>http://confluences.ma-ra.org/?p=225#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 17:35:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au fil]]></category>
		<category><![CDATA[Le fond et la forme]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Processus]]></category>

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		<description><![CDATA[Juste signaler que, étymologiquement,consensus c’est mot à mot cum sensu, “assentiment” ; mais en retournant l’ordre des mots on trouve sensus communis, c’est-à-dire le “sens commun”, le “bon sens”. Ne faudrait-il pas alors distinguer 2 types de “consensus” ? Un consensus direct, que l’on obtient sans discussion, sans couper les cheveux en 4 : le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Juste signaler que, étymologiquement,consensus c’est mot à mot <em>cum sensu</em>, “assentiment” ; mais en retournant l’ordre des mots on trouve <em>sensus communis</em>, c’est-à-dire le “sens commun”, le “bon sens”.</p>
<p>Ne faudrait-il pas alors distinguer 2 types de “consensus” ?</p>
<p><span id="more-225"></span></p>
<ul>
<li>Un <em>consensus direct</em>, que l’on obtient sans discussion, sans couper les cheveux en 4 : le <strong>consensus de bon sens</strong>.</li>
<li>Un <em>consensus indirect</em>, qui résulte d’une (procédure de) discussion. C’est là que, pour éviter de couper les cheveux en 4, il vaut mieux avoir de procédures qui permettent, au moment choisi ensemble, de pouvoir trancher. Le <strong>consensus de processus</strong>.</li>
</ul>
<p>Il est toujours bon de se rappeler que (le vieux) Kant, au §40 de sa <em>Critique de la Faculté de Juger</em>, rappelait les “3 maximes du sens commun” :</p>
<ul>
<li>Penser par soi-même (la <em>pensée sans préjugés</em>)</li>
<li>Penser en se mettant à la place de tout autre homme (la <em>pensée élargie</em>)</li>
<li>Penser en accord avec soi-même (la <em>pensée conséquente</em>)</li>
</ul>
<p>Quant à moi, j’en déduis les 3 conditions de réussite d’une discussion :</p>
<ul>
<li>Exigence de <strong>conviction</strong>: qui doit être en tension avec une condition de responsabilité.</li>
<li>Exigence de <strong>tolérance</strong>: pas de tolérance sans renvoyer dos à dos les 2 formes de l’intolérance : l’intolérance dogmatique (de celui pour qui “avoir raison”, c’est “avoir le dernier mot”) et l’intolérance relativiste (de celui qui s’abrite derrière une pseudo-tolérance pour refuser et de faire changer d’avis l’autre et d’admettre que l’autre puisse le faire changer d’avis).</li>
<li>Exigence de <strong>logique</strong>: il est nécessaire mais non suffisant d’éviter de se contredire.</li>
</ul>
<p>[Cette réflexion vient de : <a href="https://we.riseup.net/ooep/consensus">https://we.riseup.net/ooep/consensus</a>]</p>
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		<title>Procédures et processus</title>
		<link>http://confluences.ma-ra.org/?p=205</link>
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		<pubDate>Sat, 17 Jul 2010 06:16:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au fil]]></category>
		<category><![CDATA[Le fond et la forme]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Processus]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne suis pas sûr que tout le monde soit passionné par ces questions de forme, alors je donne un argument : définir une procédure comme un processus, c&#8217;est faire que des questions de forme deviennent des questions de fond : regarder par exemple ce petit film sur les monnaies libres, et se demander s&#8217;il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne suis pas sûr que tout le monde soit passionné par ces questions de forme, alors je donne un argument : <strong>définir une procédure comme un processus, c&#8217;est faire que des questions de forme deviennent des questions de fond</strong> : regarder par exemple ce petit film sur les monnaies libres, et se demander s&#8217;il parle de la monnaie, des logiciels libres, du vivant ou du libertinage  : <a href="http://monnaie-locale-romans.org/?p=20">http://monnaie-locale-romans.org/?p=20</a>)</p>
<p><span id="more-205"></span></p>
<h5><span style="color: #993300;">Le problème posé par Jérôme Desquilbet :</span></h5>
<p style="padding-left: 60px;">Il s&#8217;agit d&#8217;un travail de réflexion en cours, &laquo;&nbsp;ooép : pour une organisation ouverte de l&#8217;écologie-politique&nbsp;&raquo;, dont j&#8217;avais essayé de faire la &laquo;&nbsp;promo&nbsp;&raquo; ici déjà. Il y a un groupe de travail RiseUp(*) &lt;http://we.riseup.net/ooep&gt; sur ce sujet.</p>
<p style="padding-left: 60px;">J&#8217;y ai contribué avec pas mal de choses écrites il y a deux ans en préparation à Miremont et après, sur la démocratie, les modes ouverts d&#8217;organisations, les processus constituants pour les organisations (textes sur &lt;http://wiki.ekolo.org/personne:jerome_desquilbet&gt;).</p>
<p style="padding-left: 60px;">Le résultat de ces travaux &laquo;&nbsp;ooép&nbsp;&raquo; est libre de droits, et pour être proposé aux Verts/EE, la FASE, et Ekolo (et qui veut aussi).</p>
<p style="padding-left: 60px;">La question précise ici est la suivante. Une organisation est un groupe en elle-même et contient des (sous-)groupes (thématiques, géographiques, &#8230;). Si chaque groupe a besoin de se doter d&#8217;un secrétariat, ça pourrait être bien que :<br />
- le mode de désignation soit uniforme quel que soit le groupe ;<br />
- le secrétariat soit paritaire H-F ;<br />
- le secrétariat soit renouvelé par moitié pour préserver une certaine continuité ;<br />
- le mode de désignation inclue du tirage au sort (avantages multiples notamment briser une tendance inéluctable à l&#8217;oligarchie).</p>
<p style="padding-left: 60px;">Donc la question concrète est : comment on décrit des règles de désignation et de renouvellement par moitié qui respectent cette double parité : homme &#8212; femme +  élection &#8212; tirage au sort.</p>
<p style="padding-left: 60px;">Voilà, voilà,<br />
  Jérôme.</p>
<p style="padding-left: 60px;">(*) RiseUp &lt;https://riseup.net/&gt; est un site d&#8217;hébergement de groupes de travail militants (et d&#8217;autres choses). J&#8217;en ai entendu parler parce que c&#8217;est ce site qu&#8217;utilise les organisateurs des Camps Climat.</p>
<h5><span style="color: #993300;">Proposition de résolution d&#8217;un point de vue général</span></h5>
<p>Constituer à partir d&#8217;un groupe G de n personnes, un secrétariat S &laquo;&nbsp;représentatif&nbsp;&raquo; de p sous-groupes SG1, SG2&#8230;.SGp en suivant des procédures P1, P2&#8230;</p>
<ul>
<li>Exemples de groupes G : EE, la FASE ou une confédération des OC&#8230;</li>
<li>Exemples de sous-groupes SG : les hommes, les femmes, les parisiens, les provinciaux, les urbains, les rurbains, les ruraux, les déjà-élus, les jamais-élus, les volontaires qui briguent le pouvoir, les non-volontaires qui fuient les responsabilités&#8230;</li>
<li>Exemples de procédures P : tirage au sort, vote, course à pied, premier inscrit, bras de fer&#8230;</li>
</ul>
<p>La solution consiste juste à <strong>ranger</strong> les membres des sous-groupes en suivant les procédures qui sont appliquées <strong>au sein même</strong> de ces sous-groupes<br />
Les discussions portent : sur le nombre de membres du Secrétariat, les proportions des &laquo;&nbsp;représentants&nbsp;&raquo; des sous-groupes.<br />
Une autre discussion possible : faut-il un nombre pair (on facilite le blocage mais on favorise la discussion) ou impair (nul ne peut espérer un blocage &#8211; en cas d&#8217;interdiction de vote non-engagé)&#8230;</p>
<p><strong>Il faut (et il suffit) que toutes les procédures soient des procédures de rangement</strong> :</p>
<ul>
<li>Tirage au sort : l&#8217;ordre chronologique du tirage lui-même</li>
<li>Course à pied, premier arrivé, etc : ce sont des procédures &laquo;&nbsp;naturelles&nbsp;&raquo; de rangement</li>
<li>Vote : c&#8217;est juste là que cela doit innover : une solution est de type <em>preferendum </em>(évidemment !) : <a href="http://monnaie-locale-romans.org/?p=125">http://monnaie-locale-romans.org/?p=125</a></li>
<li>Vote : une autre solution, c&#8217;est de comptabiliser combien chaque &laquo;&nbsp;candidat&nbsp;&raquo; a eu de votes et de les ranger suivant ce résultat.</li>
</ul>
<p>Dans ton cas particulier : SG1 = des femmes ; SG2 = des hommes ; P1 = tirage au sort ; P2 = vote.<br />
En AG, on fait voter par preferendum (P1) une liste de femmes et une liste d&#8217;hommes (on peut faire voter indifféremment parmi tout le groupe G ou parmi des &laquo;&nbsp;collèges&nbsp;&raquo; constitués par des sous-groupes : ce n&#8217;est pas décisif puisqu&#8217;il suffit <strong>à la fin</strong> de ranger les &laquo;&nbsp;élus&nbsp;&raquo;, <strong>sous-groupe par sous-groupe</strong>) à partir de candidats &laquo;&nbsp;volontaires&nbsp;&raquo;.<br />
Dans un groupe de 1000, pour un secrétariat de 20 composée 10 femmes/10 hommes et 10 élus / 10 tirés au sort :</p>
<ul>
<li>Il faudra 5 femmes élus, 5 femmes tirées au sort, 5 hommes élus, 5 hommes tirés au sort (si on veut la parité et autant d&#8217;élus que de tirés au sort)</li>
<li>Si on veut une imparité (par exemple : 12 femmes et 8 hommes) et favoriser le tirage au sort (par exemple : 13 tirés au sort et 7 élus), il faut tomber d&#8217;accord sur la répartition croisée ( x femmes élues,  y femmes tirées au sort, z hommes élus, t hommes tirés au sort) : on peut décider cette répartition par la discussion, mais on peut aussi tirer au sort x,y,z ; puis t = 20-(x+y+z)&#8230;</li>
<li>Il suffit maintenant de voter et de tirer au sort <strong>afin de</strong> constituer des listes : on a tout intérêt à constituer des listes avec listes d&#8217;attentes.</li>
</ul>
<p>Peu importe le rythme du renouvellement (continu ou discret) puisqu&#8217;on suit l&#8217;ordre des listes (il faut juste s&#8217;assurer qu&#8217;aucune liste n&#8217;est jamais vide : quand la procédure est une procédure de &laquo;&nbsp;vote&nbsp;&raquo;, il suffit de voter régulièrement&#8230;)<br />
Il n&#8217;est pas nécessaire que les sous-groupes SG1, SG2, SG3&#8230; forment une &laquo;&nbsp;partition&nbsp;&raquo; de G : puisqu&#8217;en cas de doublon, il suffit de passer au suivant de liste.<br />
Même par cette procédure, n&#8217;est pas résolu le problème classique des &laquo;&nbsp;volontaires&nbsp;&raquo; :</p>
<ul>
<li>soit on le regrette (parce qu&#8217;on trouve que c&#8217;est mieux qu&#8217;il y ait des &laquo;&nbsp;volontaires&nbsp;&raquo;) et alors on invente une procédure qui interdit de ne pas être volontaire <em>n</em> fois de suite (sous la menace de ce que les athéniens appelait &laquo;&nbsp;ostracisme&nbsp;&raquo;)</li>
<li>soit on s&#8217;en réjouit (parce que, par attrait &laquo;&nbsp;libertaire&nbsp;&raquo;, on soupçonne tout volontaire de &laquo;&nbsp;briguer le pouvoir&nbsp;&raquo;) et dans ce cas le vote n&#8217;a lieu que parmi les non-brigueurs (solution proposée par Jacques Rancière : <a href="http://le-dar.ouvaton.org/?p=401">http://le-dar.ouvaton.org/?p=401</a>).</li>
</ul>
<p>Les discussions sont ensuite nombreuses :</p>
<ul>
<li>faut-il ranger par ordre lexicographique les procédures ?</li>
<li>un membre du secrétariat par une procédure P peut-il revenir au secrétariat s&#8217;il est &laquo;&nbsp;désigné&nbsp;&raquo; par une autre procédure P&#8217; ?</li>
<li>C&#8217;est là que je défends l&#8217;idée (avec toi Jérôme) que tout règlement ne devrait pas être seulement constitué de règles (de fonctionnement, de transparence, d&#8217;efficacité et de résilience) mais aussi de <strong>règles de procédure</strong> qui décrivent comment créer/modifier <strong>toutes</strong> les règles : <a href="http://www.les-oc.info/?p=28">http://www.les-oc.info/?p=28</a></li>
</ul>
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		<title>Par où commencer ?</title>
		<link>http://confluences.ma-ra.org/?p=194</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 17:32:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au fil]]></category>
		<category><![CDATA[Décroissance]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[3 pieds]]></category>
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		<description><![CDATA[Pique-nique, ballade et maintenant bal : toute une variété de manifestations pour rendre visible la décroissance. Ces &#171;&#160;initiatives&#160;&#187; se rangent dans le pied de la visibilité : avec les manifestations, les pétitions et surtout les élections&#8230; Tout ce &#171;&#160;pied&#160;&#187; rencontre l&#8217;épine du &#171;&#160;pouvoir&#160;&#187; ; sur ce point, il me semblait que les décroissants avaient accepté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pique-nique, ballade et maintenant bal : toute une variété de manifestations pour <strong>rendre visible la décroissance</strong>.</p>
<p>Ces &laquo;&nbsp;initiatives&nbsp;&raquo; se rangent dans le pied de la <strong>visibilité </strong>: avec les manifestations, les pétitions et surtout les élections&#8230;</p>
<p>Tout ce &laquo;&nbsp;pied&nbsp;&raquo; rencontre l&#8217;épine du &laquo;&nbsp;pouvoir&nbsp;&raquo; ; sur ce point, il me semblait que les décroissants avaient accepté l&#8217;idée qu&#8217;il fallait abandonner l&#8217;illusion que la prise de pouvoir préalable était la condition nécessaire et <strong>suffisante </strong>d&#8217;un changement de paradigme/civilisation/société.</p>
<p><span id="more-194"></span></p>
<p>Oui, mais pourquoi cet abandon, ce &laquo;&nbsp;lâcher-prise&nbsp;&raquo; ? Parce que la prise de pouvoir préalable fait passer le &laquo;&nbsp;savoir-faire&nbsp;&raquo; avant le &laquo;&nbsp;faire&nbsp;&raquo;, le &laquo;&nbsp;savoir&nbsp;&raquo; avant &laquo;&nbsp;l&#8217;agir&nbsp;&raquo; ; c&#8217;est une variante de l&#8217;avant-garde éclairée (une variante de la pédagogie/démocratie comme solution du problème de la démagogie/démocratie : &laquo;&nbsp;ah, si les gens étaient éduqués&nbsp;&raquo; = &laquo;&nbsp;ah, si tout le monde pensait comme moi&nbsp;&raquo;)&#8230;</p>
<p>Autre variante : la simplicité volontaire comme prise de conscience préalable à tout engagement dans les alternatives concrètes.</p>
<p>Ce qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;abandonner, c&#8217;est cette <strong>illusion  que le pouvoir doit être un préalable</strong> : dans la conquête des institutions <strong>comme dans</strong> la conquête de soi, ou dans celle de la nature.<br />
[Quand on ne fait plus de la prise du pouvoir - des institutions comme de soi - un préalable, alors on peut déconstruire ses illusions intrinsèques et s'engager dans les <strong>contre-pouvoirs</strong> et les <strong>anti-pouvoirs ; </strong>et  la simplicité volontaire devient un approfondissement au lieu de risquer d'être cette impasse qui au mieux n'aboutit qu'à des "communautés terribles".]</p>
<p>Alors, comment commencer ? Par les alternatives concrètes (parce que c&#8217;est à ce niveau associatif/collectif que les OC peuvent partager des expérimentations avec des non-OC, avec &laquo;&nbsp;les gens&nbsp;&raquo;), par le &laquo;&nbsp;faire ensemble&nbsp;&raquo;. Pourquoi ? Parce que ces actions <strong>construisent des situations/contextes</strong> dans lesquels chacun peut vivre qu&#8217;il peut <strong>préférer </strong>le partage à l&#8217;égoïsme, la coopération à la compétition, la lenteur à la vitesse, la convivialité à l&#8217;individualisme, etc. : c&#8217;est ainsi que l&#8217;on se désaccoutume de la croissance.</p>
<p>Un bal, c&#8217;est festif, c&#8217;est convivial : oui, mais c&#8217;est toujours l&#8217;illusion de la prise préalable de conscience (les marxistes parlaient de &laquo;&nbsp;conscientisation des masses&nbsp;&raquo; ; on a vu le résultat).</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Décroissance et politique</title>
		<link>http://confluences.ma-ra.org/?p=68</link>
		<comments>http://confluences.ma-ra.org/?p=68#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 05:32:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Lepesant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Approfondir]]></category>
		<category><![CDATA[Audio]]></category>
		<category><![CDATA[Décroissance]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Utopie]]></category>

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		<description><![CDATA[Lors du séminaire Habiter : une critique de l&#8217;urbanisme, organisé à Saint-Jean du Gard par le Rassemblement de l&#8217;Ecologie Radicale (anti-capitaliste, altermondialiste, anti-productiviste), j&#8217;ai répondu à ces quelques questions  posées par Michael :  1. En quoi l&#8217;objection de croissance (ou décroissance) renoue-t-elle avec les principes et valeurs du socialisme utopique qui a précédé la Commune [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="rt-article-content">
<p><span style="font-size: 10pt;">Lors du séminaire <a href="http://habiter.les-oc.info/" target="_self">Habiter : une critique de l&#8217;urbanisme</a>, organisé à Saint-Jean du Gard par le Rassemblement de l&#8217;Ecologie Radicale (anti-capitaliste, altermondialiste, anti-productiviste), j&#8217;ai répondu à ces quelques questions  posées par Michael :</span></p>
<p><span style="font-size: x-small;"> </span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><strong>1. En quoi l&#8217;objection de croissance (ou décroissance) renoue-t-elle avec les principes et valeurs du socialisme utopique qui a précédé la Commune de 1871 ?</strong></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><strong> </strong></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="200" height="20" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /><param name="data" value="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Socialisme.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" /><param name="src" value="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Socialisme.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="200" height="20" src="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Socialisme.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" data="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Socialisme.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" bgcolor="#FFFFFF"> </embed></object><br />
</span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><strong><span id="more-68"></span></strong></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><strong>2. Qu&#8217;est-ce que vous ne partagez pas avec les partis de gauche antiproductivistes républicains ? Leur reprochez-vous quelque chose ?</strong></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><strong></strong></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="200" height="20" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /><param name="data" value="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Republique.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" /><param name="src" value="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Republique.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="200" height="20" src="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Republique.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" data="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Republique.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" bgcolor="#FFFFFF"></embed></object></span></span></span></span></strong></span></span></strong></span></span></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><br />
</span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><strong></strong></span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><strong>3. La Décroissance est-elle un mouvement structuré au niveau international, ou peut-elle le devenir à l&#8217;instar du mouvement altermondialiste ?</strong><br />
</span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="200" height="20" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /><param name="data" value="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Mouvement.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" /><param name="src" value="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Mouvement.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="200" height="20" src="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Mouvement.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" data="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Mouvement.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" bgcolor="#FFFFFF"></embed></object><br />
</span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><strong>4. Quels sont les principaux obstacles à la structuration politique de la Décroissance ?</strong><br />
</span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="200" height="20" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /><param name="data" value="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Obstacles.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" /><param name="src" value="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Obstacles.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="200" height="20" src="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Obstacles.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" data="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Obstacles.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" bgcolor="#FFFFFF"></embed></object><br />
</span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><strong>5. Quelle est votre position par rapport aux initiatives de l&#8217;économie sociale et solidaire, et pensez-vous que toutes ces initiatives parfois éparses ou marginales puissent &laquo;&nbsp;coaguler&nbsp;&raquo; pour faire société ?<br />
<em>(La musique montée avec cette interview est de Rémo Gary et s&#8217;intitule &laquo;&nbsp;Le Petit Matin&nbsp;&raquo;)</em></strong><br />
</span></span></p>
<p><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="200" height="20" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /><param name="data" value="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Petitmatin.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" /><param name="src" value="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Petitmatin.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="200" height="20" src="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Petitmatin.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" data="http://imaginairelibre.org/plugins/content/dewplayer.swf?son=http://imaginairelibre.org/images/stories/mp3/Petitmatin.mp3&amp;autoplay=0&amp;autoreplay=0" bgcolor="#FFFFFF"></embed></object><br />
</span></span></p>
<div class="small" style="margin-top: 10px; clear: both;">Merci à Michael Le Sauce pour ces interviews, disponibles sur le site : <a href="http://imaginairelibre.org/">http://imaginairelibre.org/</a></div>
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