Des monnaies en général et plus particulièrement des primitives par Alain Testart, dans Aux origines de la monnaie, sous la direction d’Alain Testart. Editions errance (2001). La monnaie aurait-elle été inventée pour faciliter les échanges et remplacer le troc ? Difficile de continuer de croire cette fable fabriquée par l’économie politique pour décrire les origines [...]
Une lecture suivie des essais qui composent le maître-livre de Günther Anders, L’obsolescence de l’homme (1956). Le sous-titre est explicite : Sur l’âme à l’époque de la deuxième révolution industrielle. Ce dont il s’agit, c’est de la question politique du sens ; du sens de la politique. C’est une question morale.
L’un des aspects le plus attrayant de ce livre est sa finition bâclée ; bien peu d’efforts de mise en forme – jusqu’à des copiés-collés – mais, au fond, on s’en moque car le contenu est vraiment à la hauteur. Que de points d’accord ; à chaque page, presque à chaque phrase, lire ce qu’on a envie [...]
La diversité des points de vue ne provient pas seulement du niveau de compétence technique de chacun (opposition expert/profane) mais dépend aussi des valeurs auxquelles chacun croit et qui provoquent un « biais culturel », qui du coup rend inopérant les arguments rationnels, car il situe le débat à un autre niveau. Celui des « types culturels » [...]
Un extrait du Dictionnaire de l’autre économie (2006) : dans l’article consacré à la Monnaie sociale (p.461). En quoi une « monnaie sociale » se démarque de l’organisation monétaire habituelle ? Ce qui permet, par contrecoup, de bien faire ressortir les caractéristiques du monde habituel, devenues « invisibles », « normales » et « inchangeables » par la force de l’habitude.
A propos des Clés de lecture de L’altermondialisme, de François Polet. (CETRI, Bruxelles, 2008) Travail réalisé dans le cadre du projet « Mémoire » du Forum social européen. Peut-on s’orienter dans la galaxie altermondialiste ? Oui, pense François Polet, « en privilégiant une entrée particulière – la manière dont les différentes forces perçoivent le phénomène [...]
A propos du livre d’Axel Honneth, La société du mépris (La Découverte, Paris, 2006). La question de la reconnaissance est une revendication morale et non matérielle. Est-ce à dire que toute revendication matérialiste doit être congédiée ? Et avec elle, faut-il aussi « ringardiser » toute lutte des classes ? Quels rapports entre lutte pour la reconnaissance [...]
A propos du livre d’Axel Honneth, La lutte pour la reconnaissance (trad. française : Cerf, Paris, 2000). Pourquoi s’intéresser à un livre publié en 1992, et comment ? D’autant que ce n’est pas un livre facile à lire ; surtout sa première partie – très « histoire de la philosophie » – consacrée à l’étude [...]