Confluences

Parce que d'autres mondes sont possibles : l'objection de conscience à la croissance économique

La fatigue d'Atlas

garcin_atlas-heureux.jpgComment respecter la dignité du quotidien = la décence ordinaire ? Le souci du quotidien = son originalité/créativité ou bien le soin/sollicitude qu’on y met ?

Quel serait l’exemple d’une vie réussie au quotidien ? L’artiste ou le "soigneur" ?

  • D’un côté, une vie réussie est une création valorisant la capacité à créer sa vie comme une œuvre d’art : ce qui est mis en avant c’est une liberté comme autonomie, voire comme indépendance. La tentation de réechanter le quotidien par l'extra-ordinaire ?
  • De l’autre côté, réussir sa vie c'est faire attention à celui qui ne peut assumer à lui tout seul les conditions de son autonomie : car il se trouve dans une situation d’hétéronomie et plus clairement de dépendance. La tentative de "réenchanter le quotidien par l'ordinaire" ?

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précédemment

Lecture de L'obsolescence de l'homme, I

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obsolescence.jpgUne lecture suivie des essais qui composent le maître-livre de Günther Anders, L'obsolescence de l'homme (1956).

Le sous-titre est explicite : Sur l'âme à l'époque de la deuxième révolution industrielle. Ce dont il s'agit, c'est de la question politique du sens ; du sens de la politique. C'est une question morale.

Günthers Anders se définit donc comme un "moraliste", celui qui lance un appel - d'abord à soi-même - pour surmonter le "décalage", celui qui résulte des produits des "hommes les plus inhumains qui aient jamais existé". Le "moraliste" n'est donc pas là pour décrire mais juste pour indiquer ce qu'il nomme des "exercices d'élongation morale".

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La décroissance : un nouveau projet politique

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aries_politique.jpgL'un des aspects le plus attrayant de ce livre est sa finition bâclée ; bien peu d'efforts de mise en forme - jusqu'à des copiés-collés - mais, au fond, on s'en moque car le contenu est vraiment à la hauteur.

Que de points d'accord ; à chaque page, presque à chaque phrase, lire ce qu'on a envie de lire à propos de la décroissance. Comment cela fait-il ? Parce que sans arrêt, Paul Ariès fait voyager le lecteur sur la crête de la critique et des problèmes posés dans les termes les plus offensants, "offensants comme l'est le malheur et comme le sont tous les bons raisonnements".
Un point - non pas de désaccord - mais de discussion néanmoins : la question des rapports de la décroissance aux institutions. On peut lire à ce sujet l'intéressante critique de Décroissance ou Barbarie par Clément Homs.

Alors le compte-rendu de ce livre rendra hommage à cette priorité au fond sur la forme en se contentant d'insérer dans la table des matières des extraits les plus courts possibles mais significatifs. Comme autant de pistes pour éclairer une recherche, une critique, une discussion...

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Le risque du "biais culturel" dans la mouvance "alter"

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risque.png La diversité des points de vue ne provient pas seulement du niveau de compétence technique de chacun (opposition expert/profane) mais dépend aussi des valeurs auxquelles chacun croit et qui provoquent un « biais culturel », qui du coup rend inopérant les arguments rationnels, car il situe le débat à un autre niveau. Celui des « types culturels » en fonction desquels les perceptions d'une situation peuvent changer.

Dans un petit livre de Patrick Peretti-Watel entièrement consacré à la "sociologie du risque", se trouve une analyse qui me semble passionnante et féconde pour tous les mouvements "alternatifs", "altermondialistes", à "gauche de la gauche" : c’est une idée de l’anthropologue Mary Douglas, selon laquelle nous avons plutôt des représentations que des perceptions (autrement dit, nous construisons notre réalité plus que la réalité nous construit).

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La stratégie de l'escargot

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escargot.pngComment riposter ensemble ? C’est le type même de question (1) à laquelle il semble très facile de répondre parce qu’on peut croire que la réponse est dans la question : « Comment riposter ? ». « Ensemble ! ». Cela semble évident si l’on veut éviter de résister chacun dans son coin, dans sa chapelle politique, son groupuscule, sa tribu ou sa yourte, ce qui n’aurait finalement au mieux qu’un intérêt égocentrique, voire d’entretenir au sein du vivre-ensemble une confusion entre le religieux et le politique.

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