Comment respecter la dignité du quotidien = la décence ordinaire ? Le souci du quotidien = son originalité/créativité ou bien le soin/sollicitude qu’on y met ?
Quel serait l’exemple d’une vie réussie au quotidien ? L’artiste ou le "soigneur" ?
- D’un côté, une vie réussie est une création valorisant la capacité à créer sa vie comme une œuvre d’art : ce qui est mis en avant c’est une liberté comme autonomie, voire comme indépendance. La tentation de réechanter le quotidien par l'extra-ordinaire ?
- De l’autre côté, réussir sa vie c'est faire attention à celui qui ne peut assumer à lui tout seul les conditions de son autonomie : car il se trouve dans une situation d’hétéronomie et plus clairement de dépendance. La tentative de "réenchanter le quotidien par l'ordinaire" ?

Une lecture suivie des essais qui composent le maître-livre de Günther Anders, L'obsolescence de l'homme (1956).
L'un des aspects le plus attrayant de ce livre est sa finition bâclée ; bien peu d'efforts de mise en forme - jusqu'à des copiés-collés - mais, au fond, on s'en moque car le contenu est vraiment à la hauteur.


Comment riposter ensemble ? C’est le type même de question (1) à laquelle il semble très facile de répondre parce qu’on peut croire que la réponse est dans la question : « Comment riposter ? ». « Ensemble ! ». Cela semble évident si l’on veut éviter de résister chacun dans son coin, dans sa chapelle politique, son groupuscule, sa tribu ou sa yourte, ce qui n’aurait finalement au mieux qu’un intérêt égocentrique, voire d’entretenir au sein du vivre-ensemble une confusion entre le religieux et le politique.